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QUI SOMMES NOUS ?

L’Office national interprofessionnel du lait et des produits laitiers par abréviation ONIL a été créé par le décret exécutif  n° 97 – 247  du 08 juillet 1997, est entré en activité  effective en septembre 2007.

C’est un Etablissement Public à caractère Industriel et Commercial (EPIC) qui exerce ses missions pour le compte de l’État, sous tutelle du Ministère de l’Agriculture du Développement Rural et de la Pêche.

L’office est connu du grand public à travers sa  mission de régulation du marché national du lait en sa qualité de fournisseur des laiteries en matières premières laitières importées  et subventionnées.

En effet, l’office approvisionne actuellement (au 31 juillet 2018),105 laiteries privées et 15 laiteries publiques du groupe GIPLAIT, soit un total de 120 laiteries  reparties à travers le territoire national.

Carte  de répartition des laiteries conventionnées à travers le territoire national

La relation de l’Office avec ces dernières est  matérialisée par la mise en place d’une convention spécifique ONIL- laiterie qui rentre dans le cadre de  la mise en œuvre du dispositif de régulation du marché national du lait.

Ces laiteries bénéficient des  matières premières laitières importées  subventionnées (poudre de lait, matières grasses laitière anhydre (MGLA),qui sont destinées exclusivement à  la fabrication du lait demi écrémé (15 g de matière grasse /litre) pasteurisé conditionné en sac de polyéthylène, vendu à un prix administré de 25 DA le litre, à condition que ces dernières intègrent le dispositif d’intensification et de développement de la production laitière et  procèdent à la collecte du lait cru  local et à son intégration dans le circuit industriel.

L’ONIL, est aussi connu par les éleveurs bovins laitiers comme étant un maillon important dans la gestion des  aides publiques  et pour  sa participation au  dispositif de soutien de l’Etat à la filière lait, dans le cadre de l’octroi des différentes primes de soutien à la production de lait destiné aux éleveurs laitiers (14 Da/litre), de la prime de collecte  destinée aux collecteurs (05 Da/litre)  ainsi que la prime d’encouragement des  laiteries pour l’intégration industrielle du lait cru de production locale dans la fabrication du lait pasteurisé de consommation ( 04 ou 06 Da/litre). Ce dispositif de paiement étant actuellement décentralisé au niveau des wilayas (DSA), l’Office demeure toujours  chargé  du contrôle à posteriori de ces aides de l’Etat.

Actuellement, le nombre total de laiteries conventionnées dans ce cadre avec l’ONIL est de 210 laiteries actives réparties comme suit :

  • 107 laiteries sont intégrées dans les des deux dispositifs, elles bénéficient des matières premières laitières subventionnées et participent à la collecte du lait de vache ;
  • 13 laiteries sont intégrées exclusivement dans le dispositif de régulation du marché national du lait dont 11 laiteries du grand sud qui bénéficient de la poudre de lait sans obligation de collecter du lait cru.

Ces deux types de laiteries totalisent 120 laiteries qui fabriquent du lait pasteurisé vendu à un prix administré de  25 DA/litre

  • 68 laiteries vendent du lait de consommation exclusivement à partir du lait de vache local collecté sans avoir à recourir à la poudre de lait subventionnée. le prix de vente du lait de vache reste libre.
  • 22 laiteries sont intégrées dans le dispositif de développement de la production laitière nationale, elles procèdent à la collecte du lait de vaches, elles le transforment exclusivement en produits dérivés , ces laiteries ne bénéficient pas de primes d’intégration.

Ces deux types de laiteries totalisent 90 qui ne bénéficient pas de matières premières subventionnées.

Tableau récapitulatif  des laiteries conventionnées avec l’Office par typologie ( 01/ 08 /2018)

MATIERES PREMIERES UTILISEES Type  de Produit Nombre de Laiteries
 Lait de vache exclusivement  lait de vache en Sachet 68
Dérives exclusivement 22
sous total 90
Poudre de lait subventionnée   et    Lait de vache   (Mixte) lait en Sachet 107
Poudre lait exclusivement lait en Sachet 13
sous total 120
Nombre des laiteries conventionnées avec l’ONIL en  activité    210
Nombre de laiteries conventionnées non actives 16
NOMBRE TOTAL DES LAITERIES CONVENTIONNEES AVEC L’ONIL 226

 L’ONIL, est aussi connu comme étant un établissement à caractère  Interprofessionnel pour sa participation active comme animateur dans l’organisation et la structuration de la filière au niveau local, régional et national, autour des comités interprofessionnels du lait (CIL) et des conseils  interprofessionnels de la filière(CNIF lait).

Le CIL et le CNIF lait  sont des organisations officielles reconnues par l’Etat, elles regroupent tous les partenaires de la filière, afin de favoriser une meilleure concertation entre les professionnels.

Ces derniers, participent avec le  Ministère de tutelle et avec  l’Office à l’élaboration  des choix de politique garantissant l’équité entre les membres pour défendre leurs intérêts, et à la mise en œuvre  des actions collectives visant à améliorer la compétitivité de la filière, dans un contexte de perfectionnement des technologies et avec le souci constant de la sécurité alimentaire.Ils  contribuent à la  mise en œuvre  des politiques publiques de développement des performances de la filière pour accroitre le niveau de production nationale par l’apport de nouvelles technicités dans la conduite de l’élevage, et la rationalisation des infrastructures laitières

L’ONIL principal animateur,est le lieu privilégié de dialogue, d’arbitrage et d’échanges entre les différentes catégories professionnelles  et entre  les  professionnels et les pouvoirs publics.

Regroupement organisation de l’interprofession au niveau de la DSA Wilaya d’Oran

PRESENTATION SUCCINCTE DES ACTIVITES D’APPUI AU DEVELOPPEMENT  DE LA PRODUCTION LAITIERE DE L’ONIL

L’Office se consacre aussi aux  activités ayant trait à l’Appui  et  Développement de la Production Laitière.

En effet ,  la mission de régulation attribuée à  l’ONIL n’est pas seulement de faire face  aux besoins de la population, d’assurer la disponibilité du lait et de protéger le pouvoir d’achat du consommateur, mais  aussi de  protéger  le revenu de l’éleveur  et de favoriser  le développement de la production nationale dans le souci de sortir de la dépendance alimentaire.

L’ONIL agit pour  réduire notre vulnérabilité vis-à-vis du marché mondial  et pour assurer la sécurité alimentaire en matière de lait par l’appui au développement de  la production par l’augmentation du niveau de production nationale pour atteindre un seuil de couverture des besoins nationaux appréciable, et de  renforcer sa valorisation  par son intégration dans l’industrie laitière, afin de favoriser la réduction des importations des matières premières laitières.

La stratégie de ces services vise principalement à consolider les quatre piliers suivants :

  1.  Assurer une alimentation économique et rationnelle des cheptels laitiers pour une meilleure production laitière.
  2. Assurer une maîtrise parfaite de la gestion zootechnique des élevages par  le suivi rigoureux d’un cheptel laitier clairement identifié, et par la généralisation du contrôle laitier pour le suivi de la production laitière.
  3. Assurer un effectif suffisant de productrices de lait de haute qualité génétique et garantir son renouvellement.
  4. Assurer la formation adéquate des différents intervenants pour une meilleure prise en charge de la filière lait et de veiller à une bonne maîtrise des systèmes de production, en mettant en exergue les exploitations porteuses d’avenir.

En effet, les activité de la Division d’Appui au Développement de la Production Laitière, structure en charge du volet « appui » au développement de la filière lait , se décline par les missions de deux directions, l’une chargée du dispositif de paiement des primes de soutien à la filière lait et la seconde chargée de l’appui directe aux élevages et à la production laitière (DAEPL),notamment a travers son dispositif d’appui-conseil .

Cette dernière dispose au niveau décentralisé de Groupes d’Appui aux Elevages Laitiers (GAPEL) qui interviennent au niveau de (03) trois wilayas (Blida, de Relizane et de Souk Ahras) qui  constituent des bassins laitiers par excellence.

ROLE DES  GROUPES D’APPUI AUX ELEVEURS LAITIERS:

Ces groupe pluridisciplinaires  sont chargés de l’accompagnement technique des éleveurs volontaires, en vu d’atteindre les objectifs cités ci-dessous, l’encadrement  intervient principalement sur les volets suivants :

  • L’alimentation économique et rationnelle.
  • La conduite du troupeau laitier (identification, suivi sanitaire, gestion de la reproduction, amélioration des bâtiments et des conditions de travail).
  • L’hygiène et la qualité du lait.

COMPOSITION DU GROUPE :

Le GAPEL est l’élément de base du dispositif, il s’agit d’une équipe composée de quatre conseillers d’élevage, vétérinaires, agronomes phytotechnicien et zootechniciens, recrutés localement, à raison d’un GAPEL par  wilaya (soit 03 GAPEL), chaque groupe est  composé de :

  • Un directeur (Agronome ou Vétérinaire)
  • Un spécialiste en production laitière (zootechnicien)
  • Un ingénieur en production fourragère (phytotechnicien)
  • Un vétérinaire.
  • Un assistant administratif et financier.

LES OBJECTIFS FIXES S’ARTICULENT SUR:

  1. a) Des objectifs spécifiques de chaque groupe sont :

Dans un délai de trois ans au niveau des exploitations laitières suivies par l’ONIL.

  • Multiplier par 03 le nombre actuel de vaches laitières par ferme.
  • Augmenter de 50 % la production moyenne par vache laitière.
  • Augmenter le rendement par vache +1500 litres à 3 ans (+ 05 L/jour), + 2500 litres à 5 ans (+ 08 L/jour),.
  • Structurer la filière par l’organisation de l’interprofession Laitière au niveau local en prévision d’une organisation nationale des comités et des conseils interprofessionnels.
  1. b) Les objectifs globaux de l’Office

    Ils restent tributaire de la généralisation de l’expérience à un maximum de bassins laitiers avec la duplication des groupes d’appui  à travers tous les bassins laitiers du nord du pays qui disposeraient d’un minimum de potentiel nécessaire pour l’intensification de la production laitière tel qu’un climat et un environnement favorable pour la production de fourrages , les effectifs bovins laitiers nécessaires, le patrimoine génétique de performances acceptables, les infrastructures nécessaires etc.

Il s’agira d’utiliser au mieux et d’optimiser les ressources et les conditions disponibles pour :

  • Doubler la production de lait dans les wilayas concernées.
  • Consolider la sécurité alimentaire.
  • Réduire à moyen terme la facture des importations

d) Approche méthodologique  du  travail des GAPEL

L’approche méthodologique d’intervention des GAPEL reste basée sur une approche de proximité, par souci d’efficacité les groupes pluridisciplinaires axent leurs interventions sur des critères purement techniques pour analyser  l’exploitation suivie, détecter les insuffisances et engager avec l’éleveur toutes les mesures nécessaires pour lever les contraintes techniques relevées et améliorer la productivité.

Des fiches de suivi et d’évaluation très détaillées pour chaque exploitation sont  mises à jour obligatoirement lors de chaque visite et permettent même à un observateur extérieur de visualiser l’évolution de système d’élevage, les progrès réalisés  et d’évaluer les performances de l’éleveur et de son  accompagnateur.

L’exploitation de cette fiche permet aussi d’ajuster les objectifs à atteindre et d’arrêter le programme d’action  adéquat par ferme d’élevage.

Cette démarche nécessite un suivi périodique quasi permanent des exploitations pour s’assurer de l’application des recommandations et des niveaux d’améliorations enregistrés, des compléments d’informations et  des formations des éleveurs concernés sont généralement nécessaires.

Bien que le suivi demeure individuel, les ateliers de démonstration collectifs et des  regroupements d’éleveurs sont organisés au niveau des  exploitations pour les thèmes communs qui concernent un grand nombre de producteurs.

Ces journées de démonstration servent à la diffusion  des messages techniques aux groupes d’éleveurs  et à la remise des fiches techniques simples confectionnées.

Mise en place et Atelier de démonstration culture de luzerne à Souk Ahras

Le recrutement des éleveurs

Le recrutement des éleveurs en suivi individuel tient  compte généralement du nombre de vaches laitières (10 VL ou plus / exploitation) et de la réceptivité aux conseils, quant à l’adhésion  elle  reste volontaire.

En moyenne le nombre d’éleveurs suivis est de :

  • 18 éleveurs sont suivis par le responsable du GAPEL.
  • 36 éleveurs sont suivis par chaque conseiller encadreur.

 La cadence moyenne des visites de suivi est de :

  • 06 visites par semaine pour le responsable du GAPEL.
  • 12 visites par semaine pour chaque conseiller.

Séance de travail suivi d’une exploitation d’élevage  groupe de Blida 

La Situation du nombre d’éleveurs adhérents en suivi individuel:

Le nombre des éleveurs adhérents au dispositif d’appui se présente comme suit

GAPEL Nombre d’éleveurs adhérents Nombre de vaches laitières
Blida 73 886
Souk Ahras 103 678
Relizane 58 797
TOTAL 234 2361

Un suivi de 234 exploitations est assuré actuellement par les Groupes  des 03 régions avec un nombre plus important  au niveau de  la  wilaya de Souk Ahras, qui demeure un  bassin laitier  traditionnel important avec 103 éleveurs adhérents au programme.

Par contre, le GAPEL de Relizane apporte une  assistance à un nombre d’éleveurs plus réduit, imposée par la taille et la concentration plus importante en cheptel bovin.

Atelier sur l’Hygiène de la traite et préservation de la qualité du lait à la ferme

La moyenne de l’effectif (VL)  par exploitation des éleveurs  en suivi individuel

Moyenne des effectifs VL/ exploitation chez les éleveurs suivis.

Nous observons une nette amélioration de la production laitière chez les éleveurs adhérents aux Groupes d’appui de l’ONIL. Ceci est le résultat du suivi, des conseils techniques et de la sensibilisation qui ont eu une influence directe  sur le niveau de la production laitière.

Le travail des conseillers a  même eu un impact positif sur les élevages de wilaya limitrophe (cas de Groupe de Blida, qui suit des éleveurs de wilaya d’Alger, et celui de Souk-Ahras qui est sollicité par des éleveurs potentiels de la Wilaya de Tébessa et de Guelma).

A l’heure actuelle, l’élevage bovin reste un métier pénible, ou  les exploitations sont confrontées à des contraintes qui bloquent sérieusement les perspectives d’amélioration, principalement le problème d’alimentation et de conduite d’élevage qui demeurent un véritable handicap pour la majorité des éleveurs suivis ou en général, le rendement laitier par vache reste toujours limité par les contraintes d’ordre nutritionnel d’où un besoin quasi permanent d’un appui et d’un suivi rapproché demandé par les éleveurs.

Devant les résultats obtenus, il est évident que les impacts positifs des approches de proximités dans le développement de la filière ne sont  plus à démontrer,  avec plus de moyens financiers réservés à cette activité  et un renforcement de l’encadrement humain sur le terrain, les résultats ne peuvent qu’être meilleurs voir excellents.

Généraliser cette expérience en dupliquant les groupes pluridisciplinaires au niveau des bassins laitiers naturels du territoire national, reste un objectif prioritaire pour l’Office qui devra  être appuyé et   renforcé pour accomplir cette noble mission dans les meilleures conditions.

Élabore par MR MESLEM Messaoud Abdelhamid.
Chef de la Division Appui au Développement de la Production Laitière.
En date du 15 août 2018.
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